Les guêpes

Élimination des guêpes

Élimination des guêpes

Je suis amené à intervenir sur plusieurs types de guêpes. Comme pour le frelon européen (vespa crabro), les guêpes ont leur place dans l’écosystème et sont très utiles dans la nature comme par exemple auxiliaires de désinsectisation, pour le jardinier qui trouvera un allié très efficace pour lutter contre certains ravageurs des plantations ! Ce sont d’excellentes chasseuses d’insectes. Les destructions, lorsque les nids sont à l’écart de toute activité humaine ou animale, ne sont pas à effectuer systématiquement.

Malheureusement les guêpes ont en général un caractère fort belliqueux. Elles sont souvent promptes à attaquer, et leur petite taille fait que l’on est souvent vite submergé par un nombre impressionnant d’attaquants !

La guêpe germanique : vespula germanica

vespula germanica

La guêpe germanique est semblable à un petit frelon européen. Elle possède la même robe jaune strié de noir en taille réduite.C’est une guêpe très courante qui peut pulluler lors d’été très chauds et lourds.  C’est une guêpe très opportuniste qui est vite attirée par nos activités alimentaires !

C’est la première arrivée à table lors des picnics d’été, lorsqu’un pêcheur met un poisson au sec, lorsqu’on prépare des confitures, sur les étals de bouchers, pâtissiers, poissonniers, etc… Dès qu’il y a des protéines (pour nourrir les larves) ou du sucre (nourriture des adultes), la guêpe germanique se manifeste rapidement.

Les nids sont souvent placés dans le sol. Une galerie de rongeur ou de taupe peut servir de porte d’entrée souterraine à l’établissement d’un nid.Les nids sont toujours, comme pour le frelon européen placés à l’abri.Sous une vieille bâche, un tas de bois sous un hangar, sous une toiture ou un trou dans un mur par exemple.

Lorsqu’ on décèle des allées et venues dans un mur d’habitation, il faut éviter de boucher le trou pour empêcher les guêpes de sortir : ne pouvant plus accéder à l’extérieur, les guêpes se retrouveraient facilement à l’intérieur de la maison ! De plus, le bouchage pratiqué rend l’opération de désinsectisation plus difficile pour l’applicateur, la voie principale menant au nid ayant été perdue.

Les nids de ce type de guêpe peuvent être très volumineux et la guêpe germanique peu souvent faire des dégâts conséquents sur les structures sur lesquelles elle établit son nid. La guêpe germanique déblaye et dévore tout sauf le béton et le métal, matériaux qui résistent à ces mandibules.

A terme, souvent à partir du mois de juillet, les guêpes germaniques arrivent régulièrement à traverser les cloisons de murs ou de plafonds, occasionnant des dégâts et une intrusion en masse dans les habitations.

Les détériorations sur les bois (poutres, structures de maisons), les isolants ou l’intérieur des murspeuvent être conséquentes.Il est souvent judicieux de contacter son assureur, dans le cadre de la multirisque habitation, pour avoir une prise en charge des dégâts occasionnés.La plupart du temps, lorsque le nid est juste derrière une cloison et qu’il n’a pas été encore détecté, les habitants du logement entendent comme un bruit de grignotage ou la présence de souris.

C’est tout simplement le bruit des guêpes qui enlèvent de la matière dans le mur ou sous le plafond et les larves des guêpes, qui, très nombreuses font du bruit avec leur mandibules dans le fourreau de leurs alvéoles pour quémander de la nourriture. En les laissant continuer, on constate un changement d’aspect de la cloison qui peut présenter comme des taches ou un changement d’aspect.

Avant de traverser la cloison, il ne reste parfois plus que l’épaisseur du papier peint ou la couche de peinture du mur. Surtout si vous constatez cela, avant que les guêpes ne fassent elles-mêmes le trou, ne mettez pas le doigt à l’endroit où vous entendez le bruit et ou vous constatez le changement d’aspect !

Vous vous retrouveriez en direct avec l’intérieur du nid de guêpes qui vous attaqueraient directement.Si vous constatez sa présence dans la structure d’un bâtiment, hormis le fait qu’elle soit bien agressive et potentiellement dangereuses, il faut l’empêcher de provoquer des dégâts et donc la stopper dans sa colonisation le plus rapidement possible.

De nombreuses personnes présentent une sensibilité au venin des guêpes du type vespula et peuvent présenter des symptômes allergiques comme la formation d’œdèmes ou pire faire un choc anaphylactique.

Il est impératif lors d’une piqure de ne pas rester seul et si la personne commence à présenter des signes particulier comme des problèmes d’élocution, des rougeurs sur tout le corps, une perte de connaissance, des vomissements etc… d’appeler au plus vite les secours !

La guêpe des buissons ou dolichovespula media  

guêpe des buissons  de dolichovespula media

La guêpe des buissons forme des nids de taille moyenne à petits qui peuvent être confondus parfois avec des nids de frelons asiatiques : couleur grisâtre et présence en boule dans les branches de buissons.

A la différence des autres nids de guêpes ou frelons qui sont très fragiles et friables, les nids de dolichovespula media sont fabriqués dans un papier très solide et qui a vraiment la consistance d’un papier résistant au déchirement. La guêpe des buissons est une espèce assez peu commune dont les colonies ne sont pas très populeuses à terme.

Comme pour la guêpe germanique ou le frelon européen, si le nid est décelé dans un endroit à l’écart et ne présentant pas de danger, il est préférable de les préserver. Par contre attention si le nid est situé à côté d’un lieu de passage ou vous êtes susceptible de vous approcher trop près ou pire de faire bouger les branchages sur lequel est situé le nid : La dolichovespula media est la plus grosse des guêpes. Elle a sur les stries de son corps plus de noir que de jaune.

La piqure est fort douloureuse, à rapprocher en intensité de douleur avec celles des frelons européens ou asiatiques. La guêpe des buissons à la particularité, tout comme le frelon asiatique, d’avoir un venin qu’elle peut propulser vers les yeux et qui est efficace sur les muqueuses. La douleur ressentie donne l’impression tout d’abord d’avoir une écharde de métal dans l’œil, puis se transforme en brulure douloureuse tout en conservant l’impression d’avoir un corps étranger solide à l’endroit où la gouttelette de venin a touché la paroi oculaire.

La guêpe poliste française : polistes gallicus

polistes gallicus

La poliste est une espèce de guêpe très courante. On la trouve généralement aux endroits les plus chauds et ensoleillés. Par exemple sous les toitures en tige de botte, sous les tuiles de la façade exposée plein sud.

On peut les trouver sous les taules ondulées des cabanons de jardin, sur les structures en métal surchauffées des serres ou des vérandas, sous les charnières de coffres, de portières ou de capots de voitures qui ne roulent plus. Ces guêpes ont la particularité d’être présentes toute l’année car les colonies sont formées de plusieurs reines, dont l’espérance de vie peu, contrairement aux autres guêpes ou frelons annuels, survivre l’année suivante.

Lors de l’hiver, par exemple sous les tuiles, on peut les observer engourdies par le froid sur leur nid. C’est pour cela que ce sont les premières en activité dès le redoux de la saison suivante. Plusieurs reines fécondées forment de petits nids, gros au maximum comme un œuf au plat, d’une seule couche d’alvéoles de couleur grisâtre, sans enveloppe protectrice. Peu après la ponte, la femelle la plus forte mangera les œufs des autres femelles jusqu’à ce que celles-ci jouent le rôle d’ouvrières. Si la femelle dominante qui joue le rôle de reine venait à mourir, une autre prendra sa place puisque ses guêpes sociales sont toutes des femelles fécondées.

Ce sont des guêpes dites sociales car elles se tolèrent les unes les autres. Un ensemble des nids distincts peuvent cohabiter les uns à côté des autres sans rentrer en concurrence et se détruire comme le ferait les autres types de guêpes ou frelons qui ne se supportent pas trop près. C’est pour cela que par exemple, sous certaines toitures, notamment les toitures en tige de botte, de très nombreuse colonies de polistes peuvent  abriter un nid toutes les trois ou quatre tuiles, dans les cas les plus impressionnants. Les jours de grand soleil, c’est alors un va et viens constant mais diffus sur toute la toiture.

Les nids étant repartis sur toute la surface, on n’observe pas d’allers et retours à un seul endroit bien localisé comme on peut l’observer avec un nid de guêpes ou de frelons ordinaires. Ce type de présence peut être gênante si la structure qui contient les nids est un lieu qui accueille du public, comme un commerce ou une école par exemple,  ou si des travaux sont à réaliser par le propriétaire ou une entreprise.

C’est très contraignant car, il faudra alors traiter l’ensemble de la surface infestée, ce qui représente parfois des centaines de mètres carrés de toitures. Traiter une multitude de petits nids diffus met en œuvre beaucoup plus de produits et main d’œuvre que traiter un très gros nid peuplé de milliers d’individus à un endroit bien précis et localisé.

En règle générale, leur présence n’est pas trop gênante, à moins de vivre sur les combles. Ce sont souvent les électriciens qui doivent faire courir des fils électriques sous les toitures qui sont confrontés à leur présence sous les tuiles. Il y a aussi les antennistes qui doivent opérer autour des cheminées.