Les frelons asiatiques : Vespa velutina nigrithorax

Vespa velutina nigrithorax

Destruction : le frelon asiatique à Poitiers

Importé par un horticulteur du Lot et Garonne en 2004 dans des poteries pour bonzaïs fabriquées dans la région de Shanghai en Chine, le frelon asiatique (Vespa Velutina Nigrithorax) s’est très rapidement répandu en France, jusqu’à coloniser la quasi-totalité du territoire en dix ans.

Il arrive dans le sud du département de la Vienne en 2008 et est localisé dès l’année suivante pendant la saison 2009 sur Poitiers et ses environs.

Le frelon asiatique est facilement reconnaissable à son corps quasi intégralement noir à l’exception de l’avant dernier segment  de son abdomen qui est de couleur jaune orangé, ainsi que ses pattes de couleur jaune. C’est pour cela qu’il est parfois appelé frelon à pattes jaunes.

Facteur aggravant du déclin des colonies d’abeilles mellifères, le frelon asiatique étant en grande partie apivore, il participe à la raréfaction de cette espèce au grand désespoir des apiculteurs et des défenseurs de la nature.

Les frelons asiatiques sortent au début du printemps, à la fin mars, si les conditions climatiques le permettent. De trop fortes précipitations ou des gelées tardives persistantes détruisent les fondatrices éveillées trop tôt de leur sommeil hivernal. La reine fécondée(ou fondatrice) doit dans un premier temps s’occuper seule de trouver un endroit propice à l’installationde l’ébauche de son nid, puis, si elle réussit et qu’elle n’est pas dérangée, elle pond ses premiers œufs, (environ une dizaine).

Ces œufs donnent des larves, qu’elle doit nourrir seule, et qui fourniront la première  génération d’ouvrières qui sont en général plus petites que les générations suivantes. Du moment que les premières ouvrières sont produites, le nid à de fortes chances de venir à son terme. La reine ne fera plus que pondre et les ouvrières s’affaireront à nourrir d’autres ouvrières. Plus elles seront nombreuses et plus elles pourront en produire, c’est exponentiel. Les ouvrières doivent en même temps agrandir le nid au fur et à mesure de son expansion. Les nids sont construits avec de la fibre de bois récolté sur du bois mort et malaxé avec de l’eau. C’est tout simplement une forme de fabrication de papier. Parfois le nid primaire est construit dans un endroit qui ne permet pas une expansion correcte (par manque de place par exemple : trou de parpaing, nichoir d’oiseaux..).

Les frelons asiatiques construisent alors un nid secondaire, souvent à la cime d’un arbre, très en hauteur et dans un endroit dégagé. Ce deuxième édifice peut s’avérer très volumineux et impressionnant, surtout si la manne alimentaire est abondante (abeilles). De gros nids peuvent atteindre un mètre vingt de haut par quatre-vingt-dix centimètres de large. Ils ont généralement une forme ovoïde ou piriforme. Des nids peuvent se trouver sur des supports variés : passage de roue d’un véhicule dont on ne se sert plus, sous unbarbecue, toit de niche de chien abandonnée, intérieur de bétonnière renversée, tas de compost ou de branchages, boite à lettres ou nichoir d’oiseaux etc…

Les frelons asiatiques affectionnent aussi particulièrement les charpentes des granges ouvertes ou hangars. Finalement, le frelon asiatique est très opportuniste quant aux lieux où il souhaite élire domicile. Les attaques de frelons asiatiques se produisent la plupart du temps lorsque le nid est installé dans un buisson ou une haie que l’on est en train de tailler. Les vibrations sur le nid déclenchent l’attaque des frelons qui se sentent agressés. Les vibrations sur un nid ou une odeur (gaz d’échappements, peinture, parfum etc…) peuvent déclencher une réaction agressive.

A partir de septembre en général, le nid est suffisamment peuplé et débute la production des êtres sexués. Sont alors produits des mâles et des reines qui une fois accouplées deviennent de futures fondatrices qui formeront des nids de l’année suivante.

Plus on avance dans la saison, à l’automne, moins d’ouvrières sont produites au profit des êtres sexués qui représentent la quasi-totalité des  naissances. L’idéal est de détruire les nids le plus tôt possible pour empêcher la reproduction et l’apparition de nids pour la saison suivante. Le but d’un nid de frelons ou de guêpes est de produire un maximum d’ouvrières pour produire à l’automne un maximum d’êtres sexués pour avoir le plus de chances possible d’avoir une descendance nombreuse l’année suivante.

Sur toutes les fondatrices produites par un nid, on peut dire qu’au moins quatre-vingt-dix pour cent ne survivront pas et ne formeront pas de nid l’année suivante. Entre les reines qui n’auront pas été fécondées, celles qui meurent pendant l’hiver, celles qui échouent à l’installation de leur nid au printemps, on peut dire qu’une infime part des survivantes pourra former un nid viable qui produira une descendance.

Comment Urgence Insectes intervient ?

Fort de mon expérience de plus de dix ans dans le domaine de la désinsectisation, je m’engage auprès de vous à être à l’écoute et agir au plus vite et de manière adaptée avec une garantie de résultat.

J’assure dans un premier temps une évaluation et un diagnostic gratuit par téléphone ainsi qu’une une intervention rapide et adaptée au plus près de vos besoins. La ré-intervention est  aussi gratuite dans le cas (rare) ou l’essaim n’a pas été complètement détruit.

Tout d’abord je suis en capacité d’intervenir jusqu’à des hauteurs de plus de 40 mètres, ayant mis au point un système unique, en collaboration avec une équipe d’ingénieurs spécialisés dans le développement de matériel  innovant. Ceci me permet de traiter efficacement tous types de nids dans tous types de situations et de procéder à l’enlèvement des nids suite au traitement.

Le cas du frelon asiatique est particulier… Hormis le fait que ce type de frelons élit souvent domicile aux cimes des arbres jusqu’à de très grandes hauteurs, il possède des mœurs qui diffèrent de nos guêpes et frelons autochtones. Des règles très précises doivent donc être respectées.

Je peux soit, traiter le nid de nuit :les frelons asiatiques étant diurnes j’ai ainsi l’assurance de tous les éliminer, avec la possibilité de retirer le nid directement après.

Soit, intervenir en urgence, à n’importe quel moment de la journée.Dans ce cas, une fois le nid traité, je m’engage à attendre au moins une heure, ou de revenir le lendemain, avant de le retirer pour permettre à tous les frelons qui sont à l’extérieur de revenir à l’intérieur de ce dernier et de se contaminer ainsi avec le produit qui agit par contact.

Ce protocole d’intervention permet la destruction de tous les frelons asiatiques du nid. S’il est retiré trop vite, les frelons qui étaient au travail en dehors du nid, ont la particularité, contrairement au frelon européen ou aux guêpes, de reformer un ou plusieurs nids annexes etc’est alors que des centaines de frelons peuvent tourner dans tout le voisinage dans le but de chercher à trouver d’autres endroits où s’installer.

Je suis un professionnel passionné et sérieux et l’importance de ces détails est un point crucial dans la qualité de mon travail.

J’agis de manière discrète pour ne pas faire sortir les frelons du nid et encore moins la reine, afin de le traiter au plus efficacement.

Soucieux de l’environnement  j’utilise un biocide homologué, (pyrèthre de synthèse) ayant le moindre impact écologique possible mais assurant une contamination efficace permettant de détruire tous les insectes de la colonie.

Les nids sont systématiquement retirés en extérieur pour deux raisons :

Premièrement, pour éviter la nuisance visuelle. Laisser un nid de frelons asiatiques par exemple à la cime d’un arbre ou sur un pignon de maison est très visible !

Les riverains, voisins ou passants ne sont pas censés savoir que ce nid a été neutralisé et les malheureux propriétaires sont souvent sollicités pour éradiquer le nid alors qu’il n’est plus actif.

Finaliser correctement une intervention avec le retrait du nid pour un travail propre semble évident. C’est malheureusement très contraignant car il faut souvent doubler les déplacements.

Deuxièmement, les frelons asiatiques étant très résistants, j’utilise un produit biocide rémanent, très peu toxique pour tous les organismes à sang chaud, il semble évident de retirer systématiquement le nid pour éviter une quelconque contamination de l’environnement extérieur.

Certains passereaux par exemple, sont très friands des larves contenues dans le nid, qui une fois traité sont très faciles à venir déguster, les frelons ayant été décimés.